dimanche 11 mai 2014

Les sites templiers et hospitaliers du larzac

Le causse du Larzac possède 5 sites, témoins de la présence des templiers et des hospitaliers  depuis le XII° siècle.
Voila l'occasion de prévoir un périple de 4 jours pour se plonger dans son histoire et se perdre dans l'immensité de ses paysages.

Le Caylar est un bon point de départ.














Visite rapide du Roc Castel avant de prendre la route de l'Hospitalet du Larzac.Ce n'est pas très heureux comme itinéraire car il longe l'A75 et le bruit de la circulation est omniprésent.
Au village, pas un bar pour prendre un café et se réchauffer, car il bruine.
Je découvre ensuite Sainte Eulalie de Cernon. Quel joyau ! Un bar au cœur du village n'est pas pour me déplaire. j'ai bien mérité un café et une crêpe au Nutella!














Après un bon bivouac je commence la journée par la visite du 2° site Templier: Viala du pas de Jaux.
















Direction ensuite saint Paul des Fonts par un GR. Le chemin emprunte une magnifique buissière . cette double haie de buis taillés protégeait le chemin du vent, du soleil et des congères l'hiver.














Cette randonnée me fait évoluer dans mes choix. je m’aperçois que je commence à prendre du plaisir à cheminer sur des petites routes qui collent au paysage. Les montées ne sont plus une contrainte mais  une composante essentielle du trajet. De même le tout chemin me donne une plus grande liberté d'action. pourtant mon vélo n'est pas particulièrement adapté à ce type d'itinéraire.

Saint Jean d'Alcas est un village à ne pas manquer , pour son charme et sa cohérence architecturale.
Un lieu de calme et d'harmonie.














Je poursuis mon périple en traversant Roquefort sur Soulzon, Saint Rome de Cernon, Saint Rome de Tarn, avant de découvrir le village troglodyte de Peyre.
Je gare mon vélo sous un abri sous roche qui sert de parking. Un point d'eau me permet de me rafraichir avant de visiter cet étonnant endroit.

l'intérieur de l'église accrochée à la falaise.
Au loin le viaduc de Millau donne encore plus de profondeur au paysage.



Je reprends la route, traverse Millau, remonte la vallée de la Dourbie jusqu'à la Roque Sainte Marguerite.
Visite du village avant de me lancer à l'assaut de la petite route qui monte sur le Causse.5 longs kilomètres de montée avant de trouver un emplacement de bivouac sur le Causse.

















Le lendemain, après la visite de La Cavalerie, je musarde à travers les paysages typique du causse.Petite route, piste, chemin facile, parfois improbable pour rejoindre La Couvertoirade.
La Cavalerie
























Pour mon dernier site Templier, j'ai bien droit à une bonne bière sur la place de La Couvertoirade.
 









Voici sur les hauteurs de La Couvertoirade, mon plus beau bivouac. Il est 17H ,je prends tout mon temps pour musarder dans ce paysage forgé par les hommes.

















Après une très bonne nuit, il est temps de rentrer par le chemin des écoliers au Caylar.
Une belle itinérance de 180 km se termine avec plein de paysages dans les yeux.

Uzègeois à vélo

Le ciel est toujours clair tant que dure son cours,
Et nous avons des nuits plus belles que vos jours.


Devant une telle description de monsieur Racine, Une petite randonnée en vélo s'imposait.
Rien de vraiment sportif, plutôt l'envie de prendre son temps et de parcourir lentement ce pays entre Gardon et Ceze.
Départ d'Uzès, son centre historique est surpeuplé aujourd’hui dimanche. Un café, sur la place centrale, pour nous donner du courage et nous voila courbés en deux, face au mistral qui devrait baisser....
Dans la garrigue de La Bruguière nous jetons l'éponge. 20 km à ahaner contre ce vent qui n'a pas encore décidé de se coucher.
A l'abri de la végétation, nous passons avec Jeanine une belle soirée.















Au petit matin, très beau temps, plus de vent et pas une goutte de rosée, c'est mieux pour plier la tente. Nous nous arrêtons à Lussan. Dommage le café est fermé...
Nous poursuivons par Méjannes le clap, puis par un chemin caillouteux descendons sur Montclus située au bord de la Cèze.

















Visite rapide car nous souhaitons atteindre Goudargues pour le déjeuner.

Sieste après le repas au restaurant...



















Une erreur d'itinéraire nous fera découvrir la Roque sur Céze une autre fois. Sabran et son château ne nous déçoivent pas d'avoir monté dur pour atteindre ce village perché.
Plus loin l'ermitage du Saint sépulcre servira d'écrin pour notre 2° bivouac.














Le lendemain retour tranquille sur Uzès par les villages de Cavillargues, Pougnadoresse, Vallabrix et Saint Quentin la poterie.

C'était une première expérience de cyclotourisme pour Jeanine. J'espère que ces 110km d’itinérance lui donneront l'envie de repartir rapidement.

samedi 26 avril 2014

Itinérance en autonomie le long du canal du midi en avril 2014


L'équipage


 Laurent, Marie Odile et Patrick
Les "Kayaks à roulettes"
Samedi 5 avril 2014 : Départ de Lattes après un bon petit déjeuner pris en commun. Direction Palavas par la piste cyclable, puis le chemin de halage le long du canal de Rhône à Sète. Frontignan est atteint rapidement puis Sète, où Marie Odile achète des tielles, Traversée rapide de la ville de Brassens pour trouver une plage tranquille sur le lido pour notre premier déjeuner de cette randonnée. Le vent, parfois fort, ne nous est pas favorable. Mais le soleil brille sans partage. Gare aux premiers coups de soleil de l’année !
Lors de la traversée de Sète un tag monumental appelle à participer aux élections… «  Chie dur, chie mou, mais chie dans l’urne » Tous les arguments sont bons pour lutter contre l’absentéisme !!
On remonte sur les vélos, bien (trop ?) lourdement chargés, pour atteindre Marseillan.
Le détour s’impose pour aller caresser la pointe des Onglous véritable départ du canal du midi. Nous rejoignons Agde par le bord du canal et nous prenons le temps de visiter la vielle ville. Un bon nombre de commerces sont fermées. Ce vieux quartier semble partir à la dérive…
Rencontre éphémère avec un jeune cyclo-randonneur italien qui remonte de Gibraltar….
Déjà le paysage que je connais depuis une bonne dizaine d’années a changé. Les platanes centenaires ont disparus. Le soleil implacable a remplacé l’ombre apaisante. Il va falloir s’y habituer car cette scène se retrouvera tout au long de notre périple.
Quelques kilomètres encore pour trouver un bon bivouac près du port Cassafières. Le propriétaire de la péniche Béatrice aménagée en chambres d’hôtes acceptera volontiers de recharger la batterie du vélo électrique de Laurent.
Une belle étape de 76.5 Km qui donne le rythme de la semaine à venir.










Dimanche 6 avril : Une bonne nuit et nous voilà d’attaque pour visiter Béziers.
Apres un passage rapide à Villeneuve les Béziers pour acheter quelques provisions, nous découvrons les allées Paul Riquet. Le quartier autour de la cathédrale me réconcilie avec cette ville qui me semblait en déshérence.
Quelle vue magnifique depuis le parvis de la cathédrale Saint Nazaire de Béziers.
Nous traversons l’Orb sur le pont vieux. Une erreur d’itinéraire nous fait manquer le pont canal… mais déjà nous atteignons les écluses de Fontseranne ou nous pique-niquons.
Nous cheminons tranquillement le long du canal jusqu’au fameux tunnel du Malpas. Impossible de ne pas gravir l’oppidum d’Ensérune pour découvrir le paysage et particulièrement l’étang de Montady.
La côte est dure. Je suis le seul à mettre pied à terre pour finir en poussant mon vélo ! Bravo Marie Odile pourtant également bien chargée
Un peu avant le village de Poilhes, un beau terrain sera idéal pour notre 2° bivouac. La vue est dégagée : Des vignes à perte de vue.
Le soir après diner nous irons faire, toujours en vélo, une visite quasi nocturne de ce village dont nous garderons, pour nous, une prononciation déformée qui nous fera rire toute la soirée…
Etape de 40 Km.





Lundi 7 avril : Toujours le beau temps pour le parcours le plus typique du canal.
Rencontre avec un Hollandais en tricycle couché. Quelle énergie de vouloir traverser la France et l’Europe alors qu’il est handicapé. Une belle leçon de modestie nous est donnée.
Rapide visite de Capestang puis après de belles portions du canal bordé de pins odorants, nous arrivons au Somail. La péniche Epicerie nous permet de nous approvisionner pour un déjeuner Gargantuesque  sur une table installée au bord du canal.
Bivouac au lac de Jouarres, près de Homps, après 55.6 km de vélo. Le temps devient menaçant dans la soirée, mais finalement l’orage passera à côté. Seul Patrick dans la nuit verra les éclairs illuminer sa tente humidifiée par quelques gouttes d’eau.






Mardi 8 avril : Le temps est maussade ce matin avec vent de face ; comme d’habitude !
Un déjeuner à Trèbes chez la poissonnerie, qui fait également restaurant,  recharge toutes les batteries !
Dans l’après-midi, visite de Carcassonne, son centre-ville très animé et sa célèbre cité médiévale.
Bivouac bien protégé du vent, dans un champ, près de l’écluse d’Herminis.
Un beau parcours de 57.6 km.













Mercredi 9 avril : Visite de Bram et son marché. Marie Odile achète 5 barquettes de fraises (2.5kilos) que nous dégusterons dans la journée !
Rencontre avec Christian  l’oncle de Laurent et sa femme Brigitte qui viennent à notre rencontre en vélo. Nous les suivons jusqu’à l’aire de Port Lauragais où stationne leur camping-car. Nous passons une très agréable soirée invités à diner assis confortablement dans leur véhicule.
Nous montons la tente sur un espace vert (espace chiens ?) contre le camping-car.
C’est la première fois qu’en vélo, je dors sur une aire d’autoroute…J’ai du mal à fermer l’œil tandis que Laurent et Marie Odile passeront une des meilleures nuits du voyage...Etape de 56.3 km.














Jeudi 10 avril : Une belle rencontre avec Didier venu spécialement nous saluer et passer la journée avec nous. Nous quittons la monotonie du canal pour prendre des petites routes qui serpentent dans le paysage du Lauragais. Nous traversons Airoux, Soupex, de beaux villages avant d’atteindre Revel par une voie verte magnifique qui borde la rigole de la plaine. Le cœur du village vit autour de la halle centrale et sa magnifique charpente.
Quelques courses avant de trouver un parc public pour déjeuner. Tranquillement nous cheminons par une vélo-route vers Sorèze. Visite de ce beau village puis une halte en terrasse d’un bar avant de grimper, sans trop de difficultés finalement, au lac de Saint Ferréol
Il est fort ce Riquet ! Ce barrage est le plus ancien d’Europe. C’est lui qui alimente en eau le canal du midi.
Tour du lac avant d’établir notre bivouac sur la plage. Chacun prendra son bain dans le lac.  Didier partagera notre diner avant de redescendre sur Montpellier. Quelle belle soirée.
45.1 Km de pur bonheur.












Vendredi 11 avril : nous prévoyons de rejoindre le canal du midi en longeant toute la rigole du canal. Arrêt à Revel pour quelques emplettes et recharger la batterie du vélo électrique. Une très belle piste nous conduit au lac de Lenclas. Nous sommes sur la via Tolosana, qui d’Arles conduit à Saint Jacques de Compostelle. Rencontre avec un pèlerin qui chemine régulièrement sur cet itinéraire.
Dans l’après-midi, subitement le vélo électrique de Laurent tombe en panne. Le pédalier tourne dans le vide… nous sommes en pleine campagne, livrés à nous même…Finalement nous trouvons un vélociste de Castelnaudary qui se propose de venir  nous dépanner. Le remorquage jusqu’au village d’Airoux est marqué par une belle gamelle de Laurent…Ce n’est pas si facile de se tracter en vélo ! La panne semble trop compliquée pour une réparation sur place et notre mécanicien ramène dans son véhicule Laurent et son destrier mal en point jusqu’à Castelnaudary.
La poursuite du voyage parait bien  compromise. C’est avec tristesse que nous envisageons un retour anticipé par le train…
Laurent saura se sortir avec brio de cette difficulté. En tapant sur le boitier moteur, il a dû réactiver une clavette restée coincée et voilà qu’il retrouve son vélo comme neuf ! La décision est prise, dans l’euphorie générale, de poursuivre sans attendre notre périple…
Nous nous arrêterons vers 20H au seuil de Naurouze après 61.9Km.












Samedi 12 avril : Impossible de quitter cet endroit sans rendre hommage à Pierre Paul Riquet. Nous passons au pied de l’obélisque monumental érigé en sa mémoire, puis à l’embouchure de la rigole d’alimentation dans le canal. Coté Est les eaux coulent vers la méditerranée, côté Ouest vers l’atlantique...
Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la capitale de Midi Pyrénées, nous rencontrons de plus en plus de monde. La piste devient une voie verte goudronnée, paradis des joggers et des cyclistes. La fin du voyage approche. Les derniers coups de pédale sont un vrai plaisir d’autant plus que le brouillard épais fait place à un soleil sans partage.
La place du Capitole noire de monde est aujourd’hui l’écrin de notre périple qui s’achève. Un grand moment de bonheur et d’émotion partagé. Notre but est atteint de belle façon. Nous assistons à un lâché de ballons, certainement organisé pour fêter notre arrivée !
Nous passons la soirée et la nuit sur le toit d’une péniche prêtée par une connaissance de Laurent et Marie Odile. Quelle belle opportunité de finir ainsi ce voyage sur le pont de la péniche Dionysos à déguster, sous les étoiles, quelques verres de vin.
62 km pour arriver à ce bonheur.

Dimanche 13 avril :La nuit a été agitée. Beaucoup de bruit. Le parc public situé à proximité est rempli de fêtards plus ou moins éméchés. (Plutôt plus…)
Il fait gris, Il faut penser à rentrer… Direction la gare de Toulouse  Matabiau pour prendre le train.
19.6 km parcourus pour ces derniers coups de pédale du voyage.















Bilan  
476 Km parcourus en 9 jours (53Km de moyenne / jour). 3 crevaisons, 2 restaurants…
Une semaine bien remplie, intense en émotion, en partage, avec surtout un grand plaisir de pédaler ensemble.
Ce fut aussi l’éloge de la simplicité. Pas d’hôtel, ni de camping, la vie au grand air, au plus près des gens et de la nature. Que cela fait du bien.










mardi 25 février 2014

Sète à trois



Le premier bivouac de l’année a toujours une saveur particulière.
N’allez pas vous attendre à un exploit. La météo prévoit plutôt un beau temps d’avril qu’une froide et glaciale journée d’hiver.
Qu’importe, l’important c’est d’en profiter pleinement. C’est parti, avec Emmanuel et Jacquelin, pour un beau weekend.
Les automatismes se retrouvent vite pour rassembler les éléments indispensables à un bon bivouac.
Les kayaks sont chargés pour un départ, comme prévu, à 10H. 
Le chemin est long de Palavas à Sète. La plage interminable des aresquiers est un lido bien mince qui protège l’étang  de pierre blanche des entrées maritimes.
La cathédrale de Maguelone reste le meilleur des amers avant de se tourner vers le mont Saint Clair. Au loin l'imposant Canigou enneigé domine les Pyrénées. Coté Est c’est le mont Ventoux, drapé de blanc, que l’on aperçoit en arrière plan de Carnon.
La luminosité hivernale est magnifique.
Après une belle pause déjeuner sur la plage,nous arrivons dans l’après midi sur ce brise lame qui malgré de nombreuses visites reste un lieu toujours  plein de mystère.
C'est vraiment un emplacement insolite, reposant, fière étrave  protégeant le port de Sète des rudesses hivernales de la mer. Ces pierres ont vraiment une âme, une histoire à raconter pour peu que l'on prenne un peu de temps avec elles.




Notre place habituelle de bivouac, plein Sud, capte les derniers rayons de la soirée et se trouve aux premières loges pour admirer le lever de soleil sur la mer. C'est toujours avec plaisir que je retrouve cet endroit déjà partagé avec Emmanuel et que découvre aujourd'hui notre ami Jacquelin.
Belle soirée passée ensemble.Chacun se prépare un diner à sa convenance, le tout arrosé par une production locale des vignes qui entourent la cathédrale de Maguelone.   
Le vent s'est levé dans la nuit. ma toile de tente mal tendue claque à chaque rafale. Il fait trop bon dans le duvet pour sortir retendre les attaches... Notre nuit fut également bercée par le bruit des vagues sur le môle. Quel plaisir de flemmarder bien au chaud jusqu'à l'apparition du soleil... 

 


 


Sète,encore endormie, se réveille sous les premiers rayons du soleil. L'activité du port reprends doucement. les bateaux qui attendent sagement au large vont bientôt accoster.



Après un bon petit déjeuner, une fois le matériel rangé dans les kayak, il est temps de rentrer. La mer est belle,un léger vent arrière.Quoi de mieux pour parcourir les 25 kilomètres jusqu’à Palavas. Ce fut un beau weekend sportif (7 à 3!).